Indicateur du vivre mieux de l’OCDE : Les Belges arrivent à trouver un bon équilibre entre travail et vie privée

July 12, 2016

L’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques qui rassemble la majorité des pays développés du monde[1] vient de publier son dernier Indicateur du vivre mieux. La Belgique y obtient de bons résultats pour de nombreux indicateurs du bien-être. C’est notamment le cas en termes d’équilibre vie professionnelle-vie privée, de salaire ou encore d’éducation. La société de recrutement spécialisé Robert Half commente ces résultats.

  • Un peu moins de 5% des salariés belges travaillent de très longues heures (50 heures ou plus par semaine), ce qui place la Belgique en 14ème position au sein de l’OCDE

  • La rémunération moyenne est de 44 269€ par an (11ème place), soit un peu plus que la rémunération moyenne de 37 716€ par an

  • Près de trois quart (74%) des Belges entre 25 et 64 ans sont diplômés du deuxième cycle secondaire (ou équivalent). C’est moins que la moyenne globale de 76%.

L’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques qui rassemble la majorité des pays développés du monde[1] vient de publier son dernier Indicateur du vivre mieux. La Belgique y obtient de bons résultats pour de nombreux indicateurs du bien-être. C’est notamment le cas en termes d’équilibre vie professionnelle-vie privée, de salaire ou encore d’éducation. La société de recrutement spécialisé Robert Half commente ces résultats.

Bon équilibre entre vie professionnelle et privée

Avec un peu moins de 5% (4,73%) de salariés qui travaillent de très longues heures (50 heures ou plus par semaine), la quatorzième place de notre pays prouve que les Belges arrivent à trouver un équilibre entre vie professionnelle et privée. Il s’agit d’un taux beaucoup moins élevé que la moyenne de l’OCDE de 13%.

Chez nos voisins, ce sont surtout les Français qui travaillent de longues heures (8% de salariés) alors que les scores du Luxembourg (3,27%) et de l’Allemagne (4,96%) sont proches de celui de la Belgique. Les Pays-Bas sont vice-champions de l’OCDE de l’équilibre vie professionnelle-vie privée (derrière la Russie) avec uniquement 0,44% des employés qui travaillent 50 heures ou plus par semaine.

Pays

Pourcentage de salariés qui travaillent de très longues heures (50 heures ou plus par semaine)

France 8%
Allemagne 4,96%
Belgique 4,73%
Luxembourg 3,27%
Pays-Bas 0,44%

Une précédente enquête de Robert Half indique que 42% des employés belges considèrent cet équilibre entre travail et vie privée comme important pour l’acceptation d’un nouvel emploi.

Frédérique Bruggeman, Managing Director de Robert Half Belux : « Les employés sont aujourd’hui davantage ouverts aux nouveaux défis et sont plus prompts à changer d’employeur pour bénéficier de conditions de travail (plus) intéressantes. Les meilleurs candidats et employés, qui sont d’ailleurs conscients de leur valeur sur le marché, peuvent se permettre de chercher un emploi répondant à toutes leurs exigences. D’où l’importance pour les organisations de disposer d’une stratégie de rétention axée sur la conservation des personnes ayant les compétences nécessaires. Dans un marché du travail concurrentiel où la demande dépasse souvent l'offre, il est possible pour les entreprises de rendre leurs offres plus attrayantes grâce à des avantages "new age" (crèche, services de lessive et de repassage, centre de fitness, etc.) afin de recruter et de retenir les meilleurs talents. »

Rémunération moyenne élevée

Le salaire est un des aspects important de la qualité d’un emploi. En Belgique, la rémunération moyenne est de 51.916 EUR par an. Ici aussi la Belgique se positionne bien. Elle pointe à la 11ème position au sein de l’OCDE où la rémunération moyenne est de 44.231 EUR par an.

Pays

Rémunération moyenne*

Luxembourg 66.401 EUR
Pays-Bas 55.058 EUR
Belgique 51.916 EUR
Allemagne 47.360 EUR
France 44.074 EUR

*taux d’échange de janvier 2016

La situation pourrait encore s’améliorer. Il ressort d’une récente étude de Robert Half que près d’un quart (22 %) des responsables RH belges anticipent une hausse moyenne des salaires de 5 % au cours des 12 prochains mois.

Frédérique Bruggeman : « Même si le salaire n’est pas le seul facteur à considérer pour attirer ou conserver un travailleur, offrir une augmentation de salaire ou d’une prime peut parfois faire la différence. Les entreprises font leur mieux pour régulièrement réexaminer leur politique de rémunération du personnel pour espérer fidéliser leurs meilleurs talents. En outre, de plus en plus d’entreprises reconnaissent l’importance d’une politique salariale personnalisée à long terme. Cela permet de mieux répondre aux exigences et besoins spécifiques de chaque candidat : voiture de fonction, connexion internet à domicile, ordinateur et téléphone fournis par le bureau, pensions complémentaire… »

 Bulletin : peut mieux faire en termes d’éducation

Comme l’indique l’OCDE, « Une population dotée d’un bon niveau d’éducation et de formation est primordiale pour le bien-être social et économique d’un pays. Concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. »

Près de trois quart (74%) des Belges entre 25 et 64 ans sont diplômés du deuxième cycle secondaire (ou équivalent). C’est moins que la moyenne de 76% au sein de l’OCDE. Toutefois, les élèves belges pointent à la 12ème place en matière d’apprentissages. Ils obtiennent un score satisfaisant pour la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, soit les « connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société ».

Frédérique Bruggeman conclut : « Même si la Belgique ne se positionne pas mal en matière d’éducation, beaucoup de responsables du recrutement ont encore des difficultés à trouver des professionnels qualifiés. C’est notamment le cas pour 92% des responsables RH belges. De plus, on ne répétera jamais assez qu’étudier en anglais et d’autres langues étrangères représente un atout à long terme. La mondialisation de l’économie est un phénomène irréversible et exige la maîtrise de plusieurs langues étrangères. Aujourd’hui, sur le marché de l’emploi en Belgique, celui qui ne maîtrise qu’une seule langue éprouve des difficultés à trouver un emploi et risque même de ne jamais en décrocher un. »

L’ensemble des résultats de l’Indicateur du vivre mieux peuvent être trouvés en ligne : http://www.oecdbetterlifeindex.org/fr/

[1] Pays membres de l’OCDE : Allemagne, Australie Autriche, Belgique, Canada, Chili, Corée du Sud, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie