27 % des Belges s’attendent à une augmentation au premier semestre 2020

D’après le Guide des Salaires 2020 du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half, 27 % des travailleurs belges s’attendent à recevoir une augmentation au premier semestre 2020. 

  • 27 % des Belges s’attendent à une augmentation au cours du premier semestre 2020
  • La concurrence entre les entreprises pour attirer le candidat idéal tire les salaires d’embauche vers le haut
  • Le niveau de vacance d’emploi élevé (3,4 %) incite les entreprises à engager sur base de l’attitude et à parfaire les compétences grâce à des formations

D’après le Guide des Salaires 2020 du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half, 27 % des travailleurs belges s’attendent à recevoir une augmentation au premier semestre 2020. Compte tenu de la guerre des talents et du niveau de vacance d’emploi élevé, les entreprises cherchent de plus en plus à se démarquer en misant sur un récit authentique et une culture d’entreprise claire. « La balle sera toujours dans le camp du candidat en 2020. Le principe du “hire for attitude, train for skills” s’appliquera plus que jamais. »

En dépit de la guerre des talents, la Belgique connaît toujours un niveau de vacance d’emploi élevé : le nombre d’offres d’emploi a augmenté de 11,1 % en 2018, mais au dernier trimestre de cette même année, 3,4 % des postes sont restés vacants, contre une moyenne européenne de 2,3 %. Cette tendance s’est poursuivie en 2019. On dénombrait encore 139 000 postes vacants au deuxième trimestre, soit un niveau de vacance d’emploi de 3,4 %.

« Il y a clairement un écart entre l’offre et la demande, ce qui met de nombreuses entreprises belges en difficulté. Et le départ des baby-boomers ne fera qu’accentuer la rareté », explique Joël Poilvache, Director chez Robert Half. « Nous conseillons à nos clients de recruter encore davantage sur base de l’attitude et du potentiel d’évolution, pour ensuite leur apporter les compétences souhaitées via des parcours de formation. »

Vu le faible taux de chômage, la concurrence que se livrent les entreprises pour attirer le candidat idéal se durcit et les salaires d’embauche augmentent. D’après les chiffres de Statbel, les salaires ont, en moyenne, augmenté de 2,4 % au premier trimestre 2019 par rapport à la même période de l’année précédente. Le Guide des Salaires 2020 publié chaque année par Robert Half indique clairement que les candidats ont conscience d’être en position de force. Près de la moitié des sondés demandent une augmentation après six mois à un an et 14 % se mettent à la recherche d’un nouvel emploi en cas de refus.

Près d’un Belge sur quatre (22 %) a déjà reçu une augmentation salariale au premier semestre 2019. Il s’agit principalement de travailleurs de moins de 35 ans et de Bruxellois. Si l’augmentation ne dépassait pas 3 % dans plus de la moitié des cas (54 %), près d’un quart des travailleurs (22 %) a obtenu une augmentation comprise entre 3 et 7 %. Plus d’un quart des sondés (27 %) s’attendent à recevoir une (nouvelle) augmentation au premier semestre 2020.

Plus que le salaire

Le salaire à lui seul ne suffit néanmoins pas à attirer et à fidéliser des talents. Seuls 3 Belges sur 10 le considèrent comme étant le principal aspect de leur fonction. Pour les 70 % restants, la culture d’entreprise, les perspectives d’évolution et la possibilité de soumettre des idées ont plus de poids que le salaire. De plus en plus de travailleurs (surtout les jeunes) apprécient davantage de flexibilité sur le plan de la rémunération, des avantages extra-légaux et des heures de travail.

« Nous vivons dans une culture “à la demande”, où le candidat est aux commandes. De plus en plus de travailleurs veulent un package salarial qui leur laisse le choix. Cette tendance devrait se marquer encore plus en 2020. Par ailleurs, les entreprises ne doivent pas uniquement mettre la barre haut en termes de salaire, elles doivent aussi tenter de se démarquer en proposant un récit authentique, une culture d’entreprise agréable et suffisamment de possibilités de formation et d’évolution », conclut Poilvache.

À propos de l’étude et du Guide des Salaires

Notre étude repose sur : des milliers de postes pourvus et de nombreux entretiens d’embauche menés via nos agences ; des informations locales fournies par nos consultants et nos managers ; des données du gouvernement fédéral belge : Direction générale Statistique et Information économique ; notre « workplace survey » unique, une enquête indépendante menée auprès de 200 CFO et directeurs financiers belges, 200 CIO belges et 300 managers senior ayant des responsabilités de recrutement en Belgique ; une enquête omnibus menée auprès de plus de 950 travailleurs belges ; d’innombrables contacts avec des professionnels de l’informatique, des ressources humaines et de la finance ; notre vaste analyse des tendances actuelles et futures en matière de recrutement.