Un intitulé de poste plus élevé sans augmentation de salaire ? 1 employé sur 2 serait prêt à l'accepter dans le cadre d'une promotion

En Belgique, près de 4 employeurs sur 10 (38 %) envisageraient la nomination de certains de leurs employés à un titre de fonction supérieur dans le cadre d'une promotion, si une augmentation salariale n'était pas possible. C'est ce qu’a constaté l'agence de recrutement Robert Half dans une récente étude réalisée dans le cadre de leur Guide des Salaires 2024.

En Belgique, près de 4 employeurs sur 10 (38 %) envisageraient la nomination de certains de leurs employés à un titre de fonction supérieur dans le cadre d'une promotion, si une augmentation salariale n'était pas possible. C'est ce qu’a constaté l'agence de recrutement Robert Half dans une récente étude réalisée dans le cadre de leur Guide des Salaires 2024. Le salaire étant l'un des facteurs les plus importants pour la rétention et l’attraction des talents, une telle approche pourrait s’avérer difficilement acceptable pour les employés. Il est cependant étonnant de constater que 1 employé sur 2 (48%) accepterait un intitulé de poste plus élevé sans augmentation de salaire en tant que partie intégrante d’une promotion – et que 37 % d’entre eux envisageraient de l’accepter.

La promotion d’un employé est une forme de récompense pour le travail accompli, et on s’attend généralement à ce qu’elle soit accompagnée d’une augmentation de salaire. Cependant, en raison de circonstances particulières, une telle compensation financière n’est peut-être pas toujours possible. Conscients qu’une promotion peut contribuer à la rétention des talents (selon 22 % d’entre eux), les employeurs ont la possibilité de se tourner vers d’autres avantages. Néanmoins, à en croire l’enquête menée par l’agence de recrutement Robert Half, 48 % des employés accepteraient un titre de fonction supérieur comme une forme de promotion lorsque l’augmentation salariale n’est pas envisageable, et 37 % l’envisageraient, contre 15% qui le refuseraient catégoriquement.

Le choix d’accepter un intitulé de poste plus élevé est plus populaire parmi les jeunes employés âgés 18 à 34 ans (55 %) que parmi les employés de plus de 55 ans (42 %). Ces résultats peuvent s’expliquer par une différence de préférences et de besoins entre les deux catégories d’âge. Cette tendance était déjà visible en 2021 lorsque, selon une précédente enquête de Robert Half, 57 % des employés belges de moins de 34 ans considéraient un intitulé de poste attrayant comme une forme de reconnaissance importante.

« Un titre plus élevé peut sembler très utile pour les jeunes employés, car cela embellit leur CV et leur ouvre la porte à plus d'opportunités professionnelles. C’est avant tout un signal pour le monde extérieur, une première reconnaissance par votre employeur de vos capacités. Cependant, il est important de savoir exactement à quoi s'attendre lorsque vous acceptez un tel titre plus élevé : se limite-t-il uniquement au titre ou cela implique-t-il des responsabilités supplémentaires ? Cela s'inscrit-il dans des objectifs de carrière à long terme ? Et surtout, y aura-t-il éventuellement une marge de manœuvre sur le plan financier et quelle est la structure de rémunération totale pour la fonction ? Il est important d’en discuter avec son manager si la situation se présente », explique Joël Poilvache, Regional Managing Director chez Robert Half.

Pas de solution unique

L’enquête a également examiné d'autres alternatives que les employeurs pourraient proposer comme forme de promotion en l'absence d'augmentation de salaire. Les opportunités de formation payée (52 %), une voiture de société (45 %), un plan de retraite complémentaire (45 %) et une plus grande flexibilité dans les horaires de travail (44 %) ont obtenu les meilleurs scores.

Les employés sont également ouverts à ces autres options. Ainsi, 60 % d’entre eux envisageraient d'accepter un plan de retraite complémentaire, tout particulièrement les employés de plus de 55 ans (67 %). Les formations payées (52 %), des horaires de travail plus flexibles (59 %), une prime ou participation aux bénéfices de l'entreprise (56 %) ou une voiture de société (54 %) seraient également bien accueillis. Cependant, 1 employé sur 5 affirme qu'en l'absence d'augmentation salariale il refuserait une augmentation de ses responsabilités (22%) ou l’attribution d’une voiture de société (20 %) comme forme de promotion.

« Nous constatons que la personnalisation du package salarial gagne en importance car il n'y a pas de solution unique, et la promotion ne fait pas exception. En Belgique, il est courant d'accompagner une promotion d'une augmentation de salaire, mais il est intéressant de voir que les employeurs sont prêts à être flexibles en proposant d'autres formes de promotion. Le salaire reste bien sûr un facteur déterminant, surtout pour attirer et retenir ses meilleurs talents, mais en ce qui concerne la promotion, les sentiments de reconnaissance et d'appréciation ne doivent certainement pas être sous-estimés », conclut Joël Poilvache.

À propos de l’enquête

Robert Half a mené une enquête de juin à juillet 2023 auprès de 1 500 répondants à l'aide d'une méthode de collecte de données en ligne. Parmi ces répondants, on retrouve 500 employeurs et 1000 employés issus de départements financiers, RH, opérationnels/administratifs et informatiques. Ils proviennent d’un échantillon de PME et de grandes organisations, de toutes les régions de Belgique, actives à la fois dans le secteur public, le secteur privé et les sociétés cotées en bourse.