Tax shift : les entreprises belges prévoient des emplois supplémentaires et des salaires en hausse

February 8, 2016

Bruxelles, le 9 février 2016 – Le tax shift a un impact positif sur l’augmentation des salaires nets et la création d’emplois en Belgique. C’est ce qui ressort d’une enquête indépendante menée à l’initiative du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half auprès de 200 CFO et directeurs financiers belges.Des études du Bureau fédéral du Plan et de la Banque nationale indiquent quant à elles que le tax shift permettra de créer de 45 000 à 64 500 emplois nets supplémentaires à l’horizon 2021. Parmi les mesures planifiées, soulignons une réduction des charges patronales de 33 % à 25 %, ce qui allège la pression fiscale sur le travail.

  • Pour près de la moitié des CFO et directeurs financiers belges (40 %), le tax shift entraînera une augmentation des salaires nets pour les employés actuels.
  • Parallèlement, les dirigeants financiers s’attendent à un accroissement du nombre de contrats fixes (CDI) pour les employés temporaires (27 %) et estiment que des emplois supplémentaires seront créés (23 %).
  • À Bruxelles (27 %) et en Flandre (22 %), le tax shift semble exercer un impact plus important sur les projets de recrutement qu’en Wallonie (18 %).

Bruxelles, le 9 février 2016 – Le tax shift a un impact positif sur l’augmentation des salaires nets et la création d’emplois en Belgique. C’est ce qui ressort d’une enquête indépendante menée à l’initiative du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half auprès de 200 CFO et directeurs financiers belges.Des études du Bureau fédéral du Plan et de la Banque nationale indiquent quant à elles que le tax shift permettra de créer de 45 000 à 64 500 emplois nets supplémentaires à l’horizon 2021. Parmi les mesures planifiées, soulignons une réduction des charges patronales de 33 % à 25 %, ce qui allège la pression fiscale sur le travail.

Des salaires nets plus élevés et une augmentation du nombre d’emplois

Pour près de la moitié (40 %) des CFO et directeurs financiers, la principale conséquence du tax shift fédéral consiste en une augmentation du salaire net pour les employés actuels. Outre cet impact évident sur les salaires, le tax shift semble aussi influencer les projets de recrutement des dirigeants financiers. Ainsi, 27 % d’entre eux indiquent qu’ils proposeront plus de contrats fixes (CDI) à leurs employés temporaires (CDD). 23 % projettent même de créer des emplois supplémentaires et un dirigeant financier sur cinq pense également que les entreprises vont profiter d’une force concurrentielle plus forte.

Les CFO et directeurs financiers bruxellois et flamands ont toutefois plus de projets de recrutement que leurs homologues wallons. À Bruxelles, 27 % des dirigeants financiers pensent que le tax shift va être à l’origine de nouveaux postes dans les entreprises et en Flandre, 22 % annoncent la création de nouveaux emplois. En Wallonie, les dirigeants financiers sont un peu plus prudents : 18 % d’entre eux envisagent de créer des fonctions supplémentaires.

Frédérique Bruggeman, Managing Director de Robert Half Belux fournit quelques éclaircissements : « L’amélioration du pouvoir d’achat résultant de l’augmentation des salaires nets est une bonne nouvelle, étant donné que cela contribue à la relance de l’économie. La réduction des charges dans le cadre du tax shift encourage les entreprises à recruter plus d’employés. Le tax shift permettra aux employés temporaires de convertir davantage leur contrat en contrat fixe après une période d’intérim, ce qui constitue un aspect complémentaire à ne pas négliger. »

 

Selon vous, quelles seront les principales conséquences du tax shift fédéral pour les entreprises ?

Source : enquête indépendante menée à l’initiative de Robert Half auprès de 200 CFO et directeurs financiers en Belgique
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Avis de recherche : professionnels temporaires et permanents

Compte tenu de la réduction des charges patronales de 33 % à 25 %, plus de trois quarts des dirigeants financiers (77 %) indiquent qu’ils engageront vraisemblablement des employés permanents supplémentaires. 71 % déclarent également qu’ils recruteront des employés temporaires dans le cadre de cette mesure.

Pour les fonctions permanentes, les CFO et directeurs financiers belges sont principalement intéressés par des collaborateurs qui bénéficient déjà d’une petite expérience professionnelle. Pratiquement deux tiers (62 %) annoncent aussi être à la recherche de candidats qui ont quelques années d’expérience. 26 % projettent d’engager des employés permanents pour les postes de cadres moyens. Pour les fonctions temporaires, la recherche de candidats expérimentés est élevée également (55 %). D’autre part, les jeunes diplômés se verront surtout proposer des emplois temporaires. À cet égard, pratiquement un tiers (30 %) des dirigeants financiers indiquent qu’ils engageront des employés temporaires pour des emplois starter grâce au tax shift.

« Grâce au répit accordé aux entreprises par le tax shift, les professionnels dotés de quelques années d’expérience et qui sont à la recherche d’un travail pourront profiter de l’augmentation du nombre d’emplois. Les fonctions temporaires offrent aussi des opportunités à l’heure actuelle et pourront, au fil du temps, devenir une étape vers des emplois fixes. Les jeunes diplômés qui font leurs premiers pas dans le monde professionnel ne devront pas sous-estimer le potentiel du travail intérimaire. Les entreprises aiment travailler avec des starters qui font preuve de flexibilité et qui s’avèrent rapidement utiles. Qu’ils soient temporaires ou intérimaires, les professionnels sont amenés à jouer un plus grand rôle à l’avenir, aux côtés des employés fixes. », conclut Frédérique Bruggeman.