Pour les Belges, les employeurs sont responsables du bonheur au travail

Pas moins de 81 % des répondants indiquent que c’est au patron de veiller à une ambiance de travail agréable. C’est ce qui ressort d’une étude indépendante, menée auprès de 1.000 personnes, à la demande du bureau de recrutement spécialisé Robert Half.

  • 81 % des travailleurs belges trouvent que le patron est le garant du ‘bonheur au travail’ 
  • Pour 18 % des travailleurs belges, la reconnaissance qu’on leur accorde est insuffisante 
  • Les plus de 55 ans sont les plus satisfaits 

Dans leur grande majorité, les travailleurs belges pensent que les employeurs sont les garants du bonheur au travail. C’est ce qui ressort d’une étude indépendante, menée auprès de 1.000 personnes, à la demande du bureau de recrutement spécialisé Robert Half. Pas moins de 81 % des répondants indiquent que c’est au patron de veiller à une ambiance de travail agréable. 12 % pensent que c’est une responsabilité d’équipe et seulement 7 % s’en remettent d’abord à eux-mêmes.

« Le bonheur au travail est pourtant une responsabilité partagée », explique Joël Poilvache, Directeur chez Robert Half Belux. « Bien sûr, l’employeur doit veiller à une ambiance agréable sur le lieu de travail. Celle-ci forge la culture de l’entreprise et détermine sa capacité à attirer un personnel qualifié. C’est aussi un facteur important de fidélisation des collaborateurs. Il n’en demeure pas moins que les collaborateurs doivent également prendre leurs responsabilités à cet égard et oser dire ce qui est important pour eux. Chaque année, nous devrions tous nous demander si notre travail nous rend heureux et pourquoi c’est (ou non) le cas. Les entretiens de fonctionnement jouent ici un rôle crucial pour maintenir la satisfaction de toutes les parties. »

Les collaborateurs heureux sont plus productifs

La satisfaction effective au travail est, du reste, plutôt moyenne. 51 % des personnes interrogées expliquent ainsi qu’elles se sentent suffisamment appréciées. 18 % pensent le contraire et 31 % sont mitigées. « Si ces chiffres ne sont certainement pas mauvais, il est important pour les employeurs de continuer à s’améliorer », commente Joël Poilvache. « En effet, l’impact des travailleurs heureux (ou malheureux) est énorme. Des employés satisfaits sont une composante essentielle de toute entreprise florissante. Une étude de l’Université de Warwick (Grande-Bretagne) a montré que les collaborateurs heureux sont jusqu’à 12 % plus productifs. A côté de la reconnaissance, le respect, l’équité et la responsabilité sont également des facteurs importants. »

C’est chez le personnel dirigeant que la satisfaction est la plus grande (72 %). Elle est la plus basse chez les profils administratifs (49 %). Les collaborateurs les plus expérimentés (plus de 55 ans) obtiennent un bon score (55 %) et sont suivis par les jeunes de moins de 34 ans (51 %). On observe une (légère) baisse entre ces deux catégories (49 %). 

Pour que les collaborateurs restent motivés et heureux tout au long de leur carrière, Joël Poilvache donne un conseil aux entreprises : « Comme employeur, vous devez continuer à investir dans les formations et les entretiens d’évaluation. Vous devez veiller à ce que les employés puissent continuer à se développer. Tout cela fait partie d’un plan de rétention digne de ce nom et constitue un atout supplémentaire dans le cadre de la ‘guerre des talents’. Lorsqu’un collaborateur se sent apprécié, il demeura plus longtemps fidèle à son employeur et fournira un meilleur travail. »