L’intelligence émotionnelle sous-estimée dans une entreprise sur quatre

Un gestionnaire d’embauche sur quatre affirme que l’intelligence émotionnelle (EQ) est sous-estimée dans le processus d’embauche, selon une étude indépendante commandée par l’agence de recrutement spécialisée Robert Half, étude réalisée sur 300 responsables du recrutement.

Un gestionnaire d’embauche sur quatre affirme que l’intelligence émotionnelle (EQ) est sous-estimée dans le processus d’embauche, selon une étude indépendante commandée par l’agence de recrutement spécialisée Robert Half, étude réalisée sur 300 responsables du recrutement. Cependant, près de la moitié des entreprises (47%) rapportent qu’il s’agit d’une compétence très importante pour ses employés.

Ces résultats renforcent le rapport du World Economic Forum, qui prédit que l’intelligence émotionnelle fera bientôt partie du top dix des compétences requises pour les employés d’ici 2020. La planification de l'industrie 4.0 devenant une priorité, les entreprises cherchent à développer une main-d'œuvre pérenne. Le résultat, c’est que les leaders d’aujourd’hui cherchent désespérément des employés qui ont plus que juste des compétences techniques. Ils mettent davantage l'accent sur les personnes ayant les compétences sociales nécessaires pour faire face à l’évolution rapide de l’environnement des entreprises.

L’étude identifie également les bénéfices d’engager des employés avec une grande intelligence émotionnelle. Les leaders d’entreprises ont cité une meilleure collaboration entre les équipes (54%), une amélioration du leadership (44%), et l’augmentation de la motivation et du moral (29%) comme les principaux avantages d'embaucher des employés avec une intelligence émotionnelle élevée. En effet, seulement 1% des entreprises belges disent qu’un EQ élevé n’offre pas de bénéfices supplémentaires du tout.

Outre ces avantages, les managers croient toujours que l’importance attachée à l’intelligence émotionnelle pendant le processus d’embauche n’est pas suffisante. Ils sont en effet plus de la moitié à faire ce constat – 49% des gestionnaires interrogés affirment qu'ils attachent une importance « juste suffisante » à l'EQ, mais que des améliorations sont certainement possibles.

"Dans la guerre des talents que nous vivons aujourd'hui, les employeurs doivent trouver un équilibre entre les compétences et la personnalité de leur employé, en identifiant quelles caractéristiques sont requises dans une équipe et quelles compétences peuvent être acquises", souligne Joël Poilvache, Directeur chez Robert Half. "L'intelligence émotionnelle et une culture d'entreprise saine vont de pair : en prenant le temps de donner leur avis et de montrer leur appréciation, les employeurs peuvent accroître l'implication et la satisfaction de leurs employés, ce qui conduit à plus de bonheur au travail. Les employés heureux sont plus impliqués et plus motivés pour réussir, créant ainsi un environnement de travail positif et performant. "