Le Belge s’ennuie un demi-jour par semaine au travail

Vous avez déjà eu un petit passage à vide au travail ? Rassurez-vous : vous n’êtes pas le ou la seule. Les managers belges en charge du recrutement estiment en effet que leurs collaborateurs passent en moyenne 10 % de leur temps à s’ennuyer au travail.

Vous avez déjà eu un petit passage à vide au travail ? Rassurez-vous : vous n’êtes pas le ou la seule. Les managers belges en charge du recrutement estiment en effet que leurs collaborateurs passent en moyenne 10 % de leur temps à s’ennuyer au travail. Dans une semaine de 40 heures, cela représente donc 4 heures durant lesquelles les travailleurs ne sont pas concentrés sur leur travail. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le bureau de recrutement spécialisé Robert Half auprès de 300 responsables du recrutement en Belgique.

Selon les managers interrogés, les raisons de cet ennui sont d’abord à trouver dans le manque de diversité des tâches à accomplir, dans des réunions mal menées et dans des missions peu stimulantes. « L’ennui chronique est le plus souvent un symptôme », explique Frédérique Bruggeman, Managing Director chez Robert Half BeLux. « C’est la conséquence d’un sentiment que peut éprouver l’employé, celui que ses connaissances et ses compétences ne correspondent plus totalement à sa fonction. »

Frédérique Bruggeman : « Les collaborateurs qui s’ennuient trop souvent au travail peuvent montrer des signes de bore-out – le syndrome d'épuisement professionnel par l'ennui – qui peut être aussi dangereux que le burn-out. Les employeurs doivent garder à l’esprit qu’un employé impliqué dans son travail est un employé heureux et donc beaucoup plus productif. »

Frédérique Bruggeman formule quelques conseils pour contrer le bore-out des collaborateurs :

  • Identifiez les talents et les ambitions : un employé qui a le sentiment qu’il peut activement se développer dans l’entreprise sera naturellement plus déterminé à s’améliorer.
  • Définissez ensemble des objectifs (de carrière) : regarder vers le futur peut souvent être une source de motivation.
  • Laissez les collaborateurs se remettre en question : sont-ils encore heureux dans leur fonction ? Se sentent-ils valorisés ? Comment pouvons-nous faire mieux ? A chaque étape de la vie, de nouvelles envies, propres à chaque employé, peuvent apparaître. Exemple : une jeune mère ou un jeune père de famille aura d’autre besoins et d’autres exigences qu’un employé qui débute sa carrière.