La moitié des employés belges sont à la recherche d’un autre travail

Selon une enquête indépendante du bureau de recrutement spécialisé Robert Half, menée auprès de 1.000 employés belges, près de la moitié d’entre eux (48 %) souhaiteraient ainsi changer d’emploi dans l’année qui vient. L’un des facteurs importants semble être le faible niveau de salaire.

  • Un faible salaire est la raison principale de la recherche d’un nouvel emploi (48 %).
  • Les relations avec le manager, l’équilibre travail-vie privée, les opportunités de carrière et le manque de reconnaissance jouent également un rôle.
  • 93 % des employeurs belges prévoient des augmentations salariales pour les collaborateurs existants.

En cette période de pénurie croissante de talents sur le marché du travail, toujours plus d’employés se mettent à la recherche d’un nouveau défi professionnel. Selon une enquête indépendante du bureau de recrutement spécialisé Robert Half, menée auprès de 1.000 employés belges, près de la moitié d’entre eux (48 %) souhaiteraient ainsi changer d’emploi dans l’année qui vient. L’un des facteurs importants semble être le faible niveau de salaire.

La mobilité du travail s’accroît

La création d’emplois va souvent de pair avec une plus grande mobilité de la main-d’œuvre. 48 % des employés indiquent qu’ils chercheront probablement un nouveau travail dans les 12 mois à venir. La principale raison qui les motive à changer d’emploi est – et de loin – un salaire trop faible (48 %), suivie du mauvais équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle (14,5 %), des mauvaises relations avec le manager (8 %), des opportunités de carrière trop limitées (7,8 %) et du manque de reconnaissance (7,4 %).

Frédérique Bruggeman, Managing Director Robert Half Belux : « Pour gagner la ‘Guerre des Talents’, la défense est peut-être la meilleure attaque. Les entreprises qui mettent en œuvre une stratégie claire de rétention et de gestion des talents en tireront, à terme, les bénéfices. La société devient de plus en plus individualisée. Les collaborateurs s’attendent à ce que le monde du travail évolue de la même manière. Les bonnes conditions offertes aux uns ne correspondront pas nécessairement à celles des autres. Les entreprises feraient donc mieux de répondre aux besoins et aux exigences spécifiques de chaque employé : voiture de société, vélo en leasing, ordinateur ou téléphone professionnel, assurance pension complémentaire… »

La pénurie fait bondir les salaires

La « Guerre des Talents » n’est pas un phénomène nouveau en Belgique. Ces dernières années, elle a déjà provoqué, en moyenne, une plus forte augmentation des salaires dans notre pays que chez nos voisins. Une étude de l’OCDE montre que le Belge gagne, avec une moyenne de 47.226 euros, plus que l’Allemand (44.180 euros), le Français (40.945 euros) ou le Britannique (40.795 euros). Selon l’enquête de Robert Half, pas moins de 93 % des entreprises belges envisageraient même, dans l’année à venir, une augmentation de salaire moyenne de 12,7 %.

Les employés belges sont donc plutôt bien logés. Dans les pays voisins, les employeurs seront beaucoup moins enclins à récompenser leur personnel par une augmentation des salaires : ils seront ainsi 91 % en France, 89 % en Allemagne et 87 % au Royaume-Uni. Seuls les Pays-Bas font mieux que la Belgique avec 94 % des entreprises qui prévoient d’augmenter les salaires de leurs collaborateurs. Le niveau moyen des augmentations est également bien inférieur chez nos voisins : 9,9 % aux Pays-Bas, 9,1 % au Royaume-Uni, 8,3 % en France et 7,2 % en Allemagne.

Un salaire plus élevé est souvent un bon moyen de garder les talents, explique Frédérique Bruggeman, même s’il ne s’agit pas d’un élément décisif : « Si le salaire peut être un facteur crucial, les talents rares trouveront tout aussi important de se sentir reconnus. Les entreprises doivent donc revoir régulièrement leur politique salariale et veiller à la satisfaction constante de leurs meilleurs éléments. »