Huit responsables financiers sur dix ne se sentent pas prêts pour 2020

April 26, 2016

Les évolutions technologiques ouvrent de nouvelles perspectives de croissance mais placent aussi les entreprises devant plusieurs défis de taille. L’automatisation des processus, les projets de numérisation des entreprises et la nécessité continue de protéger les actifs tout en maîtrisant les coûts créent une lourde pression sur les entreprises. La très grande majorité des responsables financiers belges s’inquiètent donc du fait que leur équipe n’est pas prête à faire face aux défis qui l’attendent en 2020. Tel est ce qui ressort du rapport « Finance 2020 », une enquête indépendante réalisée à la demande du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half auprès de 200 CFO et directeurs financiers belges.

  • 80 % des CFO belges s’inquiètent du fait que leur équipe n’est pas prête à relever les défis de 2020 
  • Les trois principaux défis de 2020 seront : le respect de la réglementation (29 %), l’évolution de la technologie (23 %) et le big data (21 %)
  • L’un des principaux obstacles cité pour arriver à relever ces défis est le manque d’expertise (19 %)

Les évolutions technologiques ouvrent de nouvelles perspectives de croissance mais placent aussi les entreprises devant plusieurs défis de taille. L’automatisation des processus, les projets de numérisation des entreprises et la nécessité continue de protéger les actifs tout en maîtrisant les coûts créent une lourde pression sur les entreprises. La très grande majorité des responsables financiers belges s’inquiètent donc du fait que leur équipe n’est pas prête à faire face aux défis qui l’attendent en 2020. Tel est ce qui ressort du rapport « Finance 2020 », une enquête indépendante réalisée à la demande du cabinet de recrutement spécialisé Robert Half auprès de 200 CFO et directeurs financiers belges. 

Réglementation complexe et technologie, un vrai casse-tête pour les entreprises

Aujourd’hui, la principale préoccupation des CFO et directeurs financiers belges est de respecter la réglementation (29 %). Selon eux, la gouvernance d’entreprise, la gestion du risque et la conformité réglementaire resteront des points importants pour les entreprises, alors que le suivi des évolutions technologiques (23 %) et l’utilisation optimale du big data (21 %) deviendront des priorités de plus en plus essentielles à l’horizon 2020. 

Frédérique Bruggeman, Managing Director de Robert Half Belux, commente ces résultats : « Même si la technologie contribue à améliorer l’efficacité des entreprises, elle n’est pas dénuée d’inconvénients. Maintenant que de plus en plus d’entreprises collectent des données et stockent des informations stratégiques dans le cloud, la sécurisation et la protection des données sont plus capitales que jamais. La présence en interne des compétences requises en matière de sécurité informatique peut s’avérer déterminante face à la multiplication des fuites de données et au stockage (plus ou moins sécurisé) des données dans le cloud. »

Manque d’expertise

Pas moins de huit CFO et directeurs financiers belges sur dix se préoccupent de l’incapacité de leur équipe à mettre ces initiatives en œuvre d’ici 2020. Les principaux obstacles semblent être un manque d’investissement dans l’équipe financière (26 %), une culture d’entreprise réfractaire au changement (25 %) et un manque d’expertise (19 %).

La pénurie de compétences reste problématique partout en Belgique, comme le montrent des statistiques récentes parues dans le Guide des Salaires 2016 de Robert Half : 85 % des CFO anticipent des difficultés lors de la recherche et du recrutement de profils financiers qualifiés. Ces dernières années, la part des CFO belges admettant éprouver des difficultés à trouver des candidats hautement qualifiés n’est d’ailleurs pas descendue en dessous de 80 %. 

Frédérique Bruggeman, Managing Director de Robert Half Belux, clarifie cette problématique : « Le manque d’expertise constitue un sérieux obstacle à l’approche de 2020. L’important est donc d’identifier les compétences dont l’entreprise aura besoin à l’avenir et les domaines où des pénuries risquent de se faire sentir. Les entreprises tournées vers l’avenir n’investissent pas seulement dans des programmes de gestion des talents destinés à leurs collaborateurs existants, mais se mettent aussi proactivement en quête de professionnels possédant les compétences spécifiques qui leur font actuellement défaut. C’est pourquoi elles sont de plus en plus nombreuses à faire appel aux services d’un intérim manager qui leur apporte l’expertise requise dans le cadre de projets bien précis, ne serait-ce que temporairement. »

Le futur est à notre porte

Les entreprises opèrent dans un environnement en constante évolution, souvent complexe et incertain. Le big data, les prévisions et les analyses offrent aux entreprises des informations pratiques qui facilitent le processus décisionnel, mais encore faut-il qu’elles soient capables de les gérer. 

Les principaux domaines dans lesquels les CFO pourront aider leur entreprise à se préparer à 2020 sont, de l’avis des principaux intéressés, la communication avec les parties prenantes internes et externes (30 %), la gestion efficace du temps combinée à une charge de travail accrue (24 %) et l’exploitation optimale des opportunités commerciales (16 %). 

 

« Même si l’avenir peut paraître intimidant en termes de gestion des activités courantes, bon nombre de CFO ont déjà mis en place des programmes bien pensés en matière d’affectation des ressources, de formation et de développement, de recrutement, de nouvelles technologies, d’automatisation des processus financiers et d’innovation commerciale. La tâche n’est pas simple et nécessite un véritable plan de transformation dont le succès dépendra d’un savant mélange de technologie, de capital humain et de processus », conclut Frédérique Bruggeman.