Deux tiers des employeurs font une contre-offre aux employés sur le départ

mer, 04/23/2014
  • 66 % des responsables RH belges font une contre-offre aux employés émettant le souhait de quitter l’entreprise
  • 34 % ne font jamais de contre-offre
  • 45 % des responsables interrogés misent sur la formation et le développement comme leviers de rétention, alors que 43 % optent pour des horaires flexibles

Bruxelles, le 2 avril 2014 – La guerre des talents fait rage sur le marché de l’emploi. La jeune génération ne rêve plus de passer l’ensemble de sa carrière au service d’une seule et même entreprise. Les employeurs ont dès lors bien du mal à freiner les envies de mobilité des talents et à les fidéliser. Le leader du recrutement spécialisé Robert Half a mené une enquête indépendante à l’échelle mondiale à propos des circonstances qui peuvent pousser une entreprise à faire une contre-offre à un employé démissionnaire. Cette étude s’est également penchée sur les stratégies de rétention les plus couramment utilisées par les entreprises. En Belgique, 200 responsables RH ont pris part à cette enquête.

Les employés reçoivent très souvent une contre-offre
Il ressort de l’enquête qu’une grande majorité d’entreprises font une contre-offre aux employés qui signifient leur volonté de partir. 66 % des responsables RH belges reconnaissent en effet recourir à cette pratique. La proposition dépend généralement des répercussions potentielles du départ de l’employé.

200 responsables RH belges ont été invités à répondre à la question suivante :
Lorsqu’un employé remet sa démission, dans quelles circonstances lui faites-vous une contre-offre pour essayer de le retenir ?

Frédérique Bruggeman, Managing Director Robert Half BeLux, commente ces résultats :
« Lorsque l’employeur n’a pas envie de voir partir son collaborateur, il est logique qu’il lui fasse une contre-offre dans l’espoir de le faire changer d’avis. La plupart des managers craignent qu’un départ ralentisse les procédures ou nuise au service à la clientèle. La contre-proposition n’est toutefois pas toujours la meilleure stratégie de rétention à long terme. Bon nombre d’employés qui acceptent une contre-offre finissent quand même par quitter l’entreprise quelque temps plus tard. »

Les entreprises misent sur la formation et les horaires flexibles
De nos jours, il en faut plus qu’un salaire attrayant pour lier les salariés à l’entreprise. Il importe aussi d’instaurer une culture d’entreprise positive, où chaque employé se sent reconnu et apprécié. Les employeurs l’ont d’ailleurs bien compris et investissent sérieusement en ce sens. Il ressort de l’enquête que près de la moitié des responsables RH optent pour la formation et le développement (45 %) comme stratégies de rétention du personnel. 43 % privilégient les horaires flexibles, tandis que 32 % misent sur une rémunération et des avantages compétitifs.

200 responsables RH belges ont été invités à répondre à la question suivante :

Lesquelles de ces stratégies de rétention du personnel votre entreprise applique-t-elle ?

« En accompagnant les employés dans leur évolution de carrière, les entreprises leur envoient un signal fort. La plupart des employés préfèrent changer de fonction que de s’enliser dans un poste n’offrant aucune perspective. Les managers qui accordent liberté et confiance à leurs collaborateurs favorisent leur loyauté envers l’entreprise. Un bon salaire est évidemment aussi important. Les entreprises qui pratiquent des salaires, primes et avantages légèrement supérieurs à la moyenne, et qui tiennent aussi compte des autres stratégies de rétention, sont plus rarement amenées à devoir envisager une contre-offre », indique Frédérique Bruggeman.

Note à la rédaction

À propos de l’enquête
Cette enquête a été menée à l’initiative de Robert Half entre les mois de décembre 2013 et janvier 2014, en total anonymat, par le bureau d’études indépendant MarketProbe auprès de 200 responsables RH dans toute la Belgique. Cette enquête semestrielle fait partie de l’enquête internationale sur le lieu de travail (‘workplace survey’) qui interroge des cadres supérieurs à propos des tendances sur le lieu de travail et dans le monde de l’entreprise.

À propos de Robert Half
Membre de S&P 500, Robert Half est le premier et le plus grand cabinet de recrutement spécialisé au monde. Fondée en 1948, la société compte plus de 345 bureaux répartis aux quatre coins de la planète, dont 11 en Belgique. Robert Half propose des solutions de recrutement sur base temporaire et permanente pour les professionnels de la finance et comptabilité, ainsi que des services financiers (secteur de la banque et des assurances), de l’intérim management, des ressources humaines, de l’administration et des matières juridiques. Robert Half garantit un service complet et une approche personnalisée. Plus d’informations sur roberthalf.be.

 

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