L’assouplissement de la réglementation sur les jobs d’étudiants porte ses fruits

Depuis le 1er janvier 2017, les étudiants ont la possibilité de travailler 475 heures par an au lieu de 50 jours. Cette nouvelle réglementation vise à offrir plus de flexibilité aux entreprises et aux étudiants jobistes. Une mesure qui semble porter ses fruits, révèle l’enquête menée par Robert Half auprès de 200 CFO en Belgique : 30 % des entreprises sondées indiquent une intention d’engager davantage d’étudiants en 2017 suite à cette nouvelle loi.

 

  • Près de 1 entreprise sur 3 vont engager davantage d’étudiants

Depuis le 1er janvier 2017, les étudiants ont la possibilité de travailler 475 heures par an au lieu de 50 jours. Cette nouvelle réglementation vise à offrir plus de flexibilité aux entreprises et aux étudiants jobistes. Une mesure qui semble porter ses fruits, révèle l’enquête menée par Robert Half auprès de 200 CFO en Belgique : 30 % des entreprises sondées indiquent une intention d’engager davantage d’étudiants en 2017 suite à cette nouvelle loi.

Les entreprises saisissent plus que jamais l’intérêt d’une stratégie de recrutement flexible. En privilégiant un mix équilibré entre collaborateurs permanents et temporaires, elles sont en mesure de répondre plus rapidement à leurs changements internes. La demande de collaborateurs intérimaires n’a d’ailleurs jamais été aussi élevée, selon les statistiques de Federgon. En 2015, la fédération des prestataires de services RH a constaté une augmentation de 11,16 %, avec un effectif de 584.332 travailleurs temporaires, dont 217 880 étudiants. Pour 2016*, le nombre de contrats à durée déterminée a même dépassé la barre des 600 000, avec une nouvelle hausse du nombre d’étudiants.

La demande d’étudiants jobistes chez Robert Half a triplé au cours de ces deux dernières années. Le fait que les entreprises souhaitent engager plus d’étudiants suite à la nouvelle réglementation ne surprend d’ailleurs pas Frédérique Bruggeman, Managing Director chez Robert Half BeLux : « Cette modification impliquant que seules les heures prestées sont comptabilisées, et non plus chaque journée, permet aux entreprises de mieux s’organiser pendant les périodes de pointe et laisse davantage de possibilités aux étudiants de travailler de manière plus régulière et flexible. On peut par exemple engager un étudiant pour 3 heures en période de rush, et seules ces 3 heures seront comptées, au lieu de toute la journée. »

Tout le monde y gagne

Les jobs d’étudiants profitent aux deux parties, poursuit Frédérique Bruggeman : « Les étudiants sont de plus en plus nombreux à opter pour un job en relation avec leur future carrière. Ils peuvent ainsi se familiariser avec l’emploi qu’ils exerceront après leurs études et cette expérience constituera un atout intéressant sur leur CV. Pour les entreprises, c’est l’occasion rêvée de nouer des liens avec de nouveaux talents, dès le début. »

Vous envisagez de faire appel à des étudiants jobistes ? Robert Half vous livre ces quelques recommandations :

  • Pour engager un(e) étudiant(e) jobiste, vous devez rédiger un contrat de travail pour étudiant tel que prévu par la loi sur les contrats de travail.
  • L’étudiant(e) ne peut travailler que les jours où il/elle ne doit pas obligatoirement être présent dans son établissement d’enseignement.
  • Si vous engagez un(e) étudiant(e) jobiste, mieux vaut vérifier combien de jours il/elle a déjà prestés durant l’année calendrier en cours. Vous aurez ainsi la certitude que la limite des 475 heures n’est pas atteinte. Les étudiants peuvent facilement consulter le solde de leurs journées de travail soumises à des cotisations sociales réduites sur le site web de l’ONSS.
*Les chiffres définitifs de Federgon ne sont pas encore disponibles.