Prononcer un discours à l’intention du personnel : quels sont les pièges ?

Publié par Robert Half 02/10/2014

Vous êtes CEO, chef d’entreprise ou membre de la direction d’une organisation ? Alors, il y a fort à parier que vous preniez de temps en temps part au rituel du discours. 

En règle générale, à côté des allocutions exprimées à l’occasion de séminaires ou de congrès, prononcer des discours à l’intention du personnel fait aussi partie de vos responsabilités. Les discours au personnel s’avèrent souvent les plus difficiles. Car vos collaborateurs non seulement attendent de vous des propos édifiants, mais ils veulent également sentir qu’ils sont de la partie et trouver dans votre message une source de motivation. Nous recensons ci-dessous quelques écueils et conseils pour les éviter.

Écouter et retenir : les clés d’une préparation consciencieuse

Les conversations autour de la machine à café, les potins et autres ragots, les commentaires des managers à propos des membres de leur équipe… Retenez bien ce que vos collaborateurs pensent de votre entreprise, comment ils se sentent, de quoi ils ont peur et les changements auxquels ils aspirent. En effet, le public auquel est adressé le discours constitue généralement son point de départ. Tenez compte de vos employés lors de votre préparation et à aucun moment ne perdez de vue ce qu’ils pensent. Ce faisant, ils se sentiront impliqués dans ce que vous dites.

Expliquez-vous clairement

Cela semble une évidence, mais « parler » n’est pas synonyme de « communiquer ». La seconde action seulement produit de l’effet. Expliquez toujours pourquoi vous prenez certaines décisions. Ne partez pas du principe que vos auditeurs savent automatiquement comment vous êtes parvenu à une conclusion donnée, même s’ils travaillent dans votre entreprise. Atout supplémentaire : les discoureurs qui prennent le temps d’expliquer les choses sont toujours reconnus comme de bons orateurs, ils bénéficient d’un capital sympathie supérieur et renvoient une image plus favorable.

L’humour, pour autant qu’il soit de qualité, fonctionne bien

L’humour peut donner une dimension supplémentaire à votre discours. Nous parlons bien sûr d’un humour de qualité. Car c’est là que le bât pourrait blesser. Les orateurs ne se livrent que trop souvent à des blagues sans esprit, voire de mauvais goût. Votre personnel n’y trouvera rien d’édifiant mais, bien au contraire, une source d’irritation. La difficulté de l’exercice consiste à conserver le juste équilibre entre trait d’esprit et sérieux :

  • Laissez de côté les inside jokes qui ne font qu’exclure une partie du public. Vous devez absolument visez l’adhésion de toutes les personnes présentes dans la salle.
  • Restez toujours attentif et veillez à ce que vos traits d’humour étayent l’essentiel de votre message. L’humour en roue libre fonctionne peut-être sur les zygomatiques mais déforce votre discours.
  • Tenez compte des sensibilités de vos employés. Veillez à ce que le rire ne tourne pas à la moquerie et, surtout, ne visez personne.

Retenez bien que l’humour est un extra bienvenu mais n’est jamais essentiel. Adressez-vous d’abord et avant tout à votre public. C’est lui le point de départ par excellence.

Prononcer un discours : le temps, le temps et encore le temps

Plongés comme ils sont dans ce qui leur tient à cœur, certains orateurs tendent à perdre de vue le temps qu’ils y mettent. C’est une erreur grossière. Car même si votre message est vibrant, un discours qui s’éternise finit par lasser. Veillez au contraire à vous exprimer avec brièveté et concision, afin d’éviter que l’ennui et la distraction ne s’immiscent dans l’auditoire. Un conseil : déterminez à l’avance avec précision quels seront vos messages clés et distillez-les de manière équilibrée sur toute la durée de votre discours. Ce faisant, votre public a le temps de relever et de digérer toutes les informations. Efforcez-vous également de surprendre votre auditoire. Si vous parvenez à rompre la sempiternelle structure introduction-cœur du sujet-conclusion, votre discours restera mieux gravé dans les mémoires.

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