Réseautage et image de marque personnelle

Publié par Robert Half le 05/02/2021

Dans son 3ième webinaire du 28/01/2021, Robert Half a partagé des conseils relatifs à la construction d’une image de marque personnelle, l'utilisation de LinkedIn et la création de relations précieuses avec les bureaux de recrutement afin de maximiser la recherche d’un nouvel emploi.

Host: Joël Poilvache – Director – Robert Half
Rejoint par:

À partir de 3 sondages, les intervenants interprètent les réponses données par les participants et clarifient leur point de vue.

À la question du 1er sondage : « Savez-vous ce qu’est une marque personnelle ? », 11 % des participants confirment déjà connaître et décliner leur propre marque personnelle. Plus de 30 % connaissent le concept sans pour autant l’avoir déjà élaboré et plus de 30 % ne savent pas très bien ce qu’est une marque personnelle.

 

Quelle est la définition d’une marque personnelle et quel est l’intérêt d’en développer une ?

Selon Annik Goudsmet la marque personnelle ou le ‘personal brand’ est la valeur ajoutée, unique et différenciante de ce qu’on apporte à une organisation ou à un employeur. 
Avant d’aller communiquer sur sa marque personnelle, il faut bien la connaître. La marque personnelle est comme un aliment qui donne de l’énergie et une forme de puissance ; elle nous fait comprendre quels sont nos points forts. Par rapport au marché, il est important d’exprimer sa valeur ajoutée et de se différencier. Sur les réseaux sociaux c’est une manière aussi de se rendre visible concrètement.

Quand on doit définir et travailler sur sa marque personnelle, il faut passer par un certain nombre de facteurs qui aident à trouver le sens qu’on veut donner à sa vie professionnelle.

  • Quels sont par exemple mes talents ? Le talent n’est pas synonyme de compétence acquise. C’est plutôt ce qu’on fait naturellement bien.
  • Il faut bien définir quelles sont ses valeurs aussi : où sommes-nous à l’aise, dans une grande entreprise ou dans un petite PME ? Quel environnement vous correspond ? 
  • À ne pas oublier non plus : la manière dont on est perçu. Votre marque personnelle c’est ce que les gens disent de vous quand vous n’êtes pas dans la pièce. Quelle est votre réputation professionnelle ? La perception que les gens ont de vous est très importante. Elle est composée d’éléments tangibles (des choses objectives, qui peuvent être prouvées telles vos réalisations concrètes) et d’éléments intangibles (la personnalité, la manière dont vous parlez,...).

Selon les statistiques de Mehrabian, 93 % de la communication est non verbale. Ce que vous dites est certes important mais cela ne suffit pas. 

Une fois votre brand déterminé, il faudrait aussi l’identifier par une ‘tagline’. Comme la tagline ‘Just do it’ de Nike. Annik : « Ma tagline ‘Make people dare’ implique ‘Know you can’ (Sachez que vous pouvez) ». Le personal branding apporte la confiance en soi et permet de communiquer sa valeur ajoutée.

Cette communication peut se faire à travers tous les médias sociaux dont l’importance est croissante sur le marché, mais aussi via d’autres canaux comme le CV qui est aussi une manière d’exprimer sa marque. Ici le maître-mot est la cohérence : ‘Est-ce que les messages que je fais passer à travers ces canaux sont cohérents avec mon image de marque’ et ‘Est-ce qu’il y a une cohérence de tous ces outils à travers ces canaux’ ? 

Solange Meunier répète qu’une marque personnelle permet de s’identifier sur les réseaux sociaux, de se différencier, de ne pas être un profil dans la masse et d’augmenter sa visibilité. La marque personnelle doit être claire et visible dans l’environnement professionnel. De cette façon le recruteur aura plus de facilité à mettre en avant votre plus-value et à faire le bon choix. 
Pour ce qui est du CV et des profils sur LinkedIn, ils sont souvent standardisés mais la marque personnelle permet au recruteur d’identifier plus facilement la personnalité d’un candidat. On peut se rendre plus visible tout en restant dans une structure claire, en postant par exemple une photo qui reflète votre personal branding, mais qui est aussi en adéquation avec votre fonction. On peut aussi identifier la marque personnelle par une introduction sur le CV, mais le but n’est pas de faire un roman. Il importe de travailler avec des mots-clés qui peuvent convaincre l’interlocuteur que vous êtes le bon candidat pour le poste visé.
Le design du CV est important ; on peut y ajouter des centres d’intérêt et pourquoi pas des hobbys et éventuellement des liens vers des sites web. 

Annik Goudsmet souligne qu’en matière de CV, la valeur ajoutée est essentielle. Qu’est-ce que la personne apporte de fort et d’unique à la société ? Une fois définie votre valeur ajoutée, il faut qu’elle apparaisse clairement dans le CV. 
Deux choses sont importantes :
 

  • Les éléments tangibles : il faut être pertinent dans ce qu’on dit et ne pas se perdre dans des détails. La photo est importante.
  • Les éléments non tangibles : la forme du CV, sa structure qui doit correspondre à votre personnalité. Est-ce que le fond et la forme sont cohérents ?
  • Le CV doit passer un message de pertinence et de cohérence.

 

Les médias sociaux

Dans un 2ième sondage Robert Half a exploré le niveau d’expertise des participants pour exprimer leur marque personnelle sur les médias sociaux.
La majeure partie confirme être débutant. 25 % se sentent malgré tout à l’aise ou même expert.

Annik Goudsmet souligne qu’il est important d’utiliser les médias sociaux car dans les circonstances actuelles, c’est notre premier outil de visibilité.
Suite à la question de Joël Poilvache sur ce que les employeurs recherchent lorsqu’ils examinent le profil d’un employé potentiel sur LinkedIn et sur les autres médias sociaux, Solange Meunier précise que le profil LinkedIn doit être un ‘teaser’, une vitrine qui donne envie d’aller plus loin dans l’analyse de la candidature ou dans le contact avec le candidat. Ce profil doit donner une vue globale rapide de ce qu’il fait.

  • Le premier champ qui est vu est celui de la photo. Cette dernière doit absolument être présente. Tout comme le nom du candidat et la photo d’arrière-plan (banner). Ne pas oublier non plus de cocher la case qui identifie que vous êtes à l’écoute de nouvelles opportunités (soyez discrets si vous travaillez encore dans une autre société).
  • Le parcours et l’expérience doivent être à jour et clairs. Au niveau des compétences, on doit pouvoir identifier rapidement l’étendue de celles-ci sans devoir aller fouiller. Quelles sont les compétences linguistiques ou d’autres qualifications ? 
  • Il faut aussi ajouter ses coordonnés afin de faciliter la prise de contact.

Par rapport aux autres réseaux, les recruteurs cherchent à affiner leur perception du profil et à vérifier la cohérence avec la marque personnelle affichée ailleurs.
Annik Goudsmet complète qu’il est très important de savoir exactement quel est le message qu’on veut faire passer. À qui je m’adresse ? Quelle est ma cible ? Quel type d’entreprise m’intéresse ? Pour se mettre en évidence il est donc essentiel de composer son profil en fonction de la cible qu’on veut atteindre et de mettre en lumière sa valeur ajoutée et ses skills, en fonction du job qu’on désire avoir. 

À la question de Joël Poilvache, sur les meilleures pratiques à conseiller sur LinkedIn lors d’une recherche d’emploi, Solange Meunier accentue qu’en dehors d’un profil à jour et bien complété, la photo personnelle et la photo d’arrière-plan (le banner) peuvent aider à soigner l’apparence d’un profil et à illustrer son personal branding. 

Le titre professionnel en-dessous de votre nom et les mots-clés qui correspondent à vos compétences, peuvent également susciter l’intérêt des recruteurs qui utilisent des moteurs de recherche. 
La langue de rédaction doit être choisie en fonction du type de société où on veut travailler. Le résumé est la synthèse du profil professionnel. Pour qu’il soit plus accrocheur, il vaut mieux le rédiger dans la 1ière personne au lieu de la 3ième.
Le champ des expériences : il faut les détailler, tout en restant clair, précis et concis. Faites le lien avec les entreprises concernées si elles sont dans la base de données LinkedIn (les logos). Pour les juniors : ajoutez des réalisations pour illustrer vos compétences sans pour autant tout mettre. Les expériences les plus probantes suffisent. 
Quant aux compétences, on peut en épingler 3 qui apparaîtront en tête de liste.
Faut-il vraiment ajouter sa formation ? Cela peut toujours être intéressant, d’autant plus que cela permet de retrouver d’anciens étudiants et de les ajouter à votre réseau. 
Les recommandations et les centres d’intérêt sont les deux derniers champs à remplir. Il y a les recommandations sur vos compétences que vous pouvez demander mais, plus important encore, les recommandations écrites par d’anciens collègues ou managers qui peuvent attester votre professionnalisme et ainsi participer à la promotion de votre image de marque personnelle. 
Par centres d’intérêt, on entend les groupes que vous suivez avec des sujets en lien avec votre recherche d’emploi. Vous pouvez suivre leurs actualités et interagir avec eux. Il est essentiel de partager. Soyez attentifs aussi à vos interventions sur les forums : ils vous offrent la possibilité de vous faire remarquer.

Annik Goudsmet rajoute enfin que la qualité des contacts est importante. Il faut faire un tri et ne retenir que les contacts pertinents par rapport à son projet personnel.
Joël Poilvache conseille de répondre toujours aux sollicitations des recruteurs via LinkedIn ou In Mail. Même si l’opportunité n’est pas toujours ce que vous recherchez, il suffit de répondre en expliquant pourquoi cela ne vous convient pas.
 

Le 3ième sondage enfin, sur le stade de développement du réseau en ligne des participants, a révélé qu’une bonne moitié (54 %) se considèrent ‘intermédaires’, 28 % plutôt ‘débutants’ et 17 % ‘avancés’. Annik Goudsmet remarque que puisque pas mal de gens sont déjà dans le réseautage, il est peut-être temps de revoir leur personal branding pour mettre en évidence leur valeur ajoutée. 
Pour faire évaluer un compte LinkedIn personnalisé, il suffit de contacter Robert Half pour du feedback.

Quelle est maintenant l’importance du réseautage en général dans la recherche d’un emploi et quelles sont les meilleures pratiques à recommander? 

Solange Meunier estime qu’au plus votre réseau est large (et ciblé), au plus vous aurez l’occasion de voir circuler des opportunités.
Certains employeurs recrutent en direct sur LinkedIn ou font appel à des recruteurs. De nombreux employés s’échangent aussi des offres d’emploi. Ce qui fonctionne bien aussi c’est le bouche à oreille : certains de vos contacts peuvent faire votre promotion s’ils entendent des opportunités qui pourraient vous intéresser. Dans ce cadre il est important de trouver des contacts valables. Il faut valoriser vos expériences en intervenant dans votre domaine d’expertise et engager de façon naturelle la discussion à des endroits spécifiques. 

Annik Goudsmet confirme que faire vivre les réseaux est essentiel. Il faut surtout donner et ne pas rester dans une position d’attente. Interagir et aider les autres. Expliquez dans un court message, de manière pertinente, ce que vous offrez et non pas ce que vous demandez. 

En guise de complément d’information, Joël Poilvache donne une petite introduction sur l’évolution du marché de l’emploi aujourd’hui.
Les sociétés sont maintenant mieux organisées dans leurs pratiques virtuelles opératoires et se sont remises à recruter des talents spécialisés. En 2021, le marché a repris de la dynamique et on sent en ce moment qu’une reprise s’installe. On ne peut donc que prôner la patience et la persévérance dans la recherche d’un emploi. L’e-commerce, la construction, le food, la santé et le secteur pharmaceutique ont continué à bien fonctionner et sont en demande de talents. Il est essentiel de cibler ses recherches sectoriellement : dans le customer service, la logistique, le transport et surtout dans la comptabilité où la demande de personnel est forte. 
Il est normal d’avoir encore un ‘non’ aujourd’hui, mais les ’oui’ vont venir. Le marché se redynamisera à partir du 2ième trimestre 2021.

Solange Meunier constate qu’en ce moment il y a des changements dans les offres d’emploi au niveau des hard skills (compétences techniques) et des soft skills (compétences personnelles): les capacités IT (liées à l’automatisation mais aussi au travail à distance) sont importantes mais la capacité d’être proactif, la communication et l’adaptabilité font la différence aujourd’hui. 

En ce qui concerne les fonctions temporaires, il faut certainement les envisager. Elles permettent de rester actif, d’entrer en contact avec de nouveaux professionnels et d’approfondir ses compétences. Certaines missions peuvent en outre se transformer en opportunité de long terme.

Annik Goudsmet conseille enfin de rester confiant. Connaître ses talents est plus que jamais primordial. Donc CAP sur un nouveau projet professionnel avec le C de ‘cohérence’, le A de ’authenticité’ et le P de ‘perception’.

  • La communication doit être Cohérente avec ce que vous voulez et avec la personne que vous êtes. Mais il faut aussi de la cohérence dans tout ce que vous montrez de vous dans les médias sociaux, dans votre CV, dans la manière dont vous vous présentez.
  • Authenticité ou rester soi-même. 
  • Perception : être conscient de comment vous êtes perçu et travailler sur cette perception.

En cette fin de session les participants ont eu l’occasion de poser des questions personnelles auxquelles nous avons répondu pendant et après le webinaire. 

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