Le recrutement d’étudiants jobistes est plus avantageux que jamais

Publié par Robert Half 07/03/2017

 

Travail étudiant : l’ancien régime en bref

Les étudiants jobistes sont très convoités par les entreprises, et ce pour de multiples raisons. Ils confèrent une flexibilité immédiate aux processus opérationnels, avec des avantages financiers évidents à la clé. Ils représentent un précieux soutien en cas de hausse temporaire de la charge de travail. Cette solution est en outre bénéfique pour tout le monde : elle vous évite d’investir inutilement dans l’engagement de collaborateurs permanents et permet à l’étudiant de mettre une jolie somme de côté grâce à la réduction des cotisations sociales. Jusque fin 2011, le travail étudiant était cependant soumis à certaines restrictions. Les étudiants pouvaient travailler au maximum 46 jours, dont 23 en été (juillet, août, septembre) et 23 le reste de l’année. Les 23 jours prestés en été étaient soumis à une cotisation de solidarité réduite (7,51 %), le taux de cotisation passant à 12,51 % pour les 23 jours restants.

Depuis le 1er janvier 2012, employeur et employé jouissent d’une plus grande liberté. Jusque récemment, les jeunes pouvaient travailler 50 jours en tant qu’étudiant, à répartir librement sur l’année civile. En outre, la cotisation de solidarité ne dépendait plus de la période et était fixée à 8,13 % pour l’ensemble de l’année, dont 2,71 % à charge de l’étudiant et 5,42 % à charge de l’employeur.

475 heures par an depuis 2017

Le gouvernement fédéral veut rendre le recrutement d’étudiants jobistes encore plus attractif. Depuis janvier 2017, les étudiants peuvent travailler 475 heures au lieu de 50 jours par an. L’objectif de la nouvelle réglementation est surtout d’offrir plus de souplesse. Précédemment, même si l’étudiant ne travaillait que quelques heures par jour, toute la journée était prise en compte. Depuis 2017, seules les heures réellement prestées seront consignées. Cela permettra aux entreprises de mieux faire face aux pics d’activité (comme les mois d’été) tout en offrant plus de possibilités aux étudiants de travailler sur une base régulière. 

Recrutement d'étudiants jobistes : quelques points à considérer

Vous envisagez d’engager des étudiants jobistes ? Voici les conditions à respecter :

  • Pour recruter un étudiant jobiste, vous devez signer un contrat d’occupation d’étudiant conforme à la loi relative aux contrats de travail.
  • Le travail étudiant est uniquement autorisé en dehors des périodes de présence obligatoire de l’étudiant dans son établissement scolaire.
  • Avant d’engager un étudiant jobiste, n’oubliez pas de contrôler le nombre de jours qu’il a déjà prestés pendant l’année civile en cours. Vous ne risquerez ainsi pas de dépasser le contingent de 475 heures. Les étudiants peuvent facilement consulter leur solde de jours de travail soumis à des cotisations sociales réduites sur le site Web de l’ONSS.

En cas de non-respect des conditions susmentionnées, l’étudiant jobiste et l’employeur sont redevables des cotisations sociales normales. Les avantages en termes de flexibilité n’en restent pas moins valables. Moyennant de bons accords contractuels, les étudiants jobistes représentent toujours une plus-value pour votre entreprise.

Le recrutement d’étudiants jobistes est plus avantageux que jamais

L’engagement d’étudiants jobistes est depuis longtemps considéré comme un moyen simple et rentable d’entretenir la flexibilité de l’entreprise, en particulier durant les mois d’été pour pallier le manque d’effectif.

Mais les étudiants jobistes sont aussi bien utiles en dehors des vacances, par exemple pour faire face à un soudain pic d’activité. Depuis cette année, la loi s'est encore s’assouplie. Découvrez le nouveau régime en détail et apprenez à utiliser les règles relatives au travail étudiant à votre avantage.

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