Inge Boets : « Faire carrière se fait avec ambition, soutien et authenticité. »

Publié par Robert Half 19/09/2014

La carrière d’Inge Boets force le respect. Fidèle à Ernst & Young (EY) pendant près de trente ans, en 2011, elle opère un changement radical.

Elle quitte EY, prend la résolution de se limiter à quelques fonctions administratives ciblées et… ouvre l’enoteca italienne, La Scoperta. Inge Boets partage sa vision unique d’une gestion de carrière réussie et prodigue de précieux conseils aux talents qui rêvent d’accéder à une fonction dirigeante.

Tracer sa propre voie

« Quand j’ai commencé comme Junior Auditor en 1984, je n’aurais jamais imaginé que je finirais par décrocher le poste de Global Risk Leader. Si j’en suis arrivée là, c’est grâce au soutien et à l’inspiration des personnes qui croyaient en moi, qui m’ont mise au défi et m’ont donné l’opportunité de me dépasser et de faire des choses que je n’aurais jamais osé entreprendre par moi-même. » « Faire carrière se fait avec ambition, soutien et authenticité. » Le soutien est d’ailleurs selon elle l’un des trois éléments capitaux pour pouvoir aboutir à une fonction de dirigeant. « L’ambition est aussi une condition sine qua non. Il faut avoir de l’ambition pour réussir tout ce que vous entreprenez, que ce soit dans une fonction managériale au sein d’une grande entreprise, dans votre propre entreprise ou dans le cadre de votre évolution personnelle. On n’arrive à rien sans efforts, compromis ou sacrifices. Le troisième élément clé est l’authenticité. Qui suis-je vraiment ? Il faut se poser la question. Quelle est ma personnalité ? Quels sont mes points forts ? Une fois que vous en avez bien pris conscience, vous devez vous mettre au travail en les gardant à l’esprit pour tracer votre propre voie. »

Place à la spécificité

Pourquoi avoir mis fin à sa belle carrière chez EY ? « Je voulais une fonction intrinsèquement plus proche des clients et des affaires. Sur le plan personnel, je n’avais pas le temps de faire ce que j’aimais. Sur le plan professionnel, je trouvais que je ne progressais plus suffisamment. J’ai alors vu comment un ancien collègue remplissait son emploi du temps avec quelques mandats intéressants d’administrateur à l’échelle internationale. N’était-ce pas fait pour moi ? » « Je ne me lance pas à l’aveuglette dans un secteur. Je prends ma décision en fonction de la contribution que je peux apporter grâce à mes connaissances et mon expérience spécifiques. C’est absolument nécessaire. La différence fondamentale entre un consultant et un administrateur réside dans le type de responsabilités qui leur incombent. Un consultant est moins concerné par la réussite de l’entreprise qu’il accompagne et conseille, il en est moins responsable, contrairement à un administrateur. »

Apprendre de ses erreurs

Selon Inge Boets, le rôle d’entrepreneur et d’administrateur requiert aussi une bonne dose d’audace. « La prise de risques fait partie intégrante de l’entreprise. Un entrepreneur doit accepter le fait qu’il lui arrivera d’échouer ou de prendre de mauvaises décisions. Le plus important est qu’il ne soit pas blâmé pour autant. À cet égard, nous pouvons prendre exemple sur les Américains qui considèrent l’échec comme un apprentissage et non comme une ignorance intolérable. »

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