Ta rélation de travail sur une pente glissante? De cette façon ton entente avec ton manager plongent sous zéro

Publié par Robert Half 02/10/2017

En tant que professionnel, votre vie au travail sera bien moins compliquée – et de loin plus agréable – si vous entretenez de bons rapports avec votre supérieur. Votre mésentente avec votre manager – qu’il s’agisse d’un directeur, d’un supérieur hiérarchique ou d’un chef d’équipe – vous met dans une situation inconfortable et vous empêche de donner le meilleur de vous-même. Si les relations s’enveniment, vous risquez même de vous retrouver en terrain glissant auprès de votre employeur.

Une rélation de travail refroidi? Néfaste pour tes opportunités de carrière

Dans le monde de l’entreprise, il arrive que les personnes qui commandent ne soient pas à la hauteur de la tâche. Qu’elles soient faibles, indécises, injustes, voire fourbes, ces défauts les empêchent de diriger efficacement. Ce n’est toutefois pas une raison pour rejeter entièrement la faute sur votre employeur lorsque les choses tournent mal. Êtes-vous certain de ne pas avoir une part de responsabilité ? Chaque employé se doit de conserver une attitude professionnelle en toutes circonstances. Il est tenu de réaliser les tâches qui lui sont confiées, d’adhérer à la culture de l’entreprise et de respecter la hiérarchie. Hélas, la situation n’est pas toujours aussi idyllique et il arrive que des frictions apparaissent avec un supérieur. C’est fort regrettable car vous mettre votre supérieur à dos n’est en rien bénéfique pour le développement de votre carrière. Il vaut donc la peine de vous demander si certains de vos comportements ne font pas mauvaise impression. Les huit manies ci-dessous ont notamment le don d’énerver votre supérieur et risquent même de vous brouiller avec eux.

1. Mettre les décisions en doute

Les managers sont souvent amenés à prendre des décisions difficiles. Certaines s’avéreront bonnes, d’autres mauvaises. Évitez en tout cas de rejeter les instructions de vos supérieurs ou de les critiquer en public. S’il vous est vraiment impossible de ‘suivre le mouvement’, parlez-en discrètement en privé. Traitez vos supérieurs comme vous aimeriez être traité.

2. Critiquer l’entreprise

Dans le même ordre d’idée, cela ne se fait pas de ‘démolir’ votre organisation ou votre employeur en public, quels que soient vos griefs. De telles attaques peuvent avoir un impact négatif sur le moral et la motivation de l’équipe, ainsi que sur vos propres perspectives professionnelles. Vous risquez d’anéantir vos chances de promotion.

3. Faire le lèche-bottes

À l’inverse, veillez à ne pas pousser le positivisme trop loin. Si vous passez votre temps à cirer les bottes de votre supérieur – en applaudissant toutes ses décisions, en ‘likant’ tous ses posts sur les médias sociaux et en l’abreuvant de tasses de café – votre excès de zèle pourrait bien se retourner contre vous. Appliquez-vous plutôt à bien faire votre travail et faites-vous remarquer par vos performances.

4. Se plaindre sans arrêt

Si vous passez vos journées à vous plaindre – des clients, de la technologie, des fournitures de bureau, de vos collègues, de la météo et ainsi de suite – vos jérémiades risquent de très vite lasser votre entourage. Si vous n’avez rien de positif ou de constructif à dire, mieux vaut la mettre en sourdine.

5. S’opposer au changement

Si votre entreprise décide d’introduire de nouveaux systèmes, politiques et processus ou de déployer de nouvelles technologies, c’est certainement pour de bonnes raisons. Vous avez donc tout intérêt à accueillir ces changements de manière positive et à adopter les nouvelles orientations. Les employés qui s’obstinent à conserver des méthodes de travail archaïques, par pur entêtement ou par peur, peuvent rendre la vie dure à ceux qui les entourent.

6. Dominer ses collègues

Si votre voix est la seule à se faire entendre lors des réunions d’équipe et des sessions collaboratives, c’est sans doute que vous avez tendance à prendre l’ascendant sur vos collègues. Laissez-leur donc une chance de s’exprimer et de faire valoir leurs idées. La personne la plus bruyante de la pièce est rarement la plus sage. Il vaut parfois la peine de prendre un peu de recul.

7. S’autocongratuler

Votre supérieur évalue en permanence vos performances sur base de la qualité de votre travail, de vos réussites et de votre contribution générale au fonctionnement de l’entreprise. Il sait bien à quel point vous êtes bon, ou mauvais. Rien ne sert de vous vanter devant lui. À force de prendre le monde à témoin de votre génie, vous risquez surtout de vous ridiculiser.

8. Refuser la critique

L’une des tâches de votre supérieur consiste à évaluer vos performances et à vous donner son avis quant à vos progrès. Si ses critiques sont constructives, il est important de les accepter et d’en tenir compte, même si vous n’êtes pas tout à fait d’accord avec lui. En adoptant une attitude défensive face à ce feed-back, vous ne réussirez qu’à frustrer votre supérieur, dont le seul objectif est finalement de vous aider à vous dépasser. Il y a fort à parier qu’il vous arrivera, au cours de votre carrière, de fâcher votre supérieur d’une façon ou d’une autre. L’inverse est d’ailleurs tout aussi vrai. Dans le monde du travail comme dans la vie en général, les conflits sont inévitables étant donné que chacun possède ses propres traits de personnalité, points forts et faiblesses. Les incidents isolés ne constituent pas nécessairement un problème. Il est souvent possible de les régler, voire de les ignorer, pour le bien de vos relations professionnelles. Mais lorsque les motifs de mécontentement se multiplient, c’est une autre affaire. Il convient alors de vous demander si votre propre comportement ne contribue pas aux frictions et de réfléchir aux moyens d’atténuer le problème. Parfois, il suffit d’un rien pour désamorcer la situation, se sentir mieux intégré au sein de l’équipe et poser les fondements de relations de travail plus saines. Autant de conditions indispensables si vous tenez à faire carrière.

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